Cheveux et grossesse : la piste oubliée du silicium

Presque toutes les femmes le constatent, et presque personne n'en cherche l'explication complète. Pendant neuf mois, la peau s'éclaircit et la chevelure devient plus épaisse, plus brillante, plus fournie. Puis, dans les mois qui suivent la naissance, tout se retire d'un coup. L'explication hormonale est la seule que l'on entende. Elle est juste, et elle ne raconte que la moitié de l'histoire.

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L'explication classique, et ce qu'elle décrit vraiment

Le cheveu vit par cycles. Une phase de croissance, longue de plusieurs années, une courte phase de transition, puis une phase de repos au terme de laquelle il tombe. À tout instant, une partie de votre chevelure est en croissance, une autre au repos. Ce sont deux populations qui coexistent.

Pendant la grossesse, la montée importante des œstrogènes prolonge la phase de croissance. Moins de cheveux basculent au repos, donc moins de cheveux tombent : la chevelure paraît plus dense parce qu'elle se renouvelle moins. Après la naissance, le niveau hormonal redescend rapidement, et les cheveux dont la sortie avait été différée pendant neuf mois basculent presque tous ensemble. D'où cette chute de cheveux après l'accouchement, massive et impressionnante, qui débute en général entre deux et cinq mois après la naissance. Les dermatologues parlent d'effluvium télogène du post-partum.

Cette explication est juste. Mais regardez précisément ce qu'elle décrit : elle décrit un calendrier. Elle dit à quel moment le cheveu pousse et à quel moment il tombe. Elle ne dit rien de ce avec quoi il est construit — ni de la peau, dont la transformation pendant la grossesse ne s'explique pas par un cycle de croissance capillaire.

Trois faits mesurés que personne ne relie

Le silicium organique est le troisième oligo-élément le plus abondant du corps humain. Il se concentre dans les tissus conjonctifs : os, cartilages, parois des vaisseaux, peau, et dans les tissus kératinisés — cheveux et ongles. Ses besoins et sa disponibilité évoluent à tous les âges de la vie. Sa recherche, elle, s'est faite presque entièrement du côté de l'os. C'est là que se trouvent, sans que personne les ait rassemblés, trois résultats qui concernent directement la maternité.

Le silicium circule de la mère vers l'enfant

Une équipe hispano-allemande a mesuré le silicium sérique chez 66 femmes enceintes, dans le cordon ombilical de leurs enfants et chez 44 nouveau-nés. Le silicium du nouveau-né à terme dépasse significativement celui du cordon, lui-même supérieur à celui de la veine maternelle. Les auteurs concluent à l'existence d'un gradient positif du silicium, de la mère vers son fœtus. Une équipe de Cambridge trouve la même orientation : le silicium de la veine du cordon dépasse de 52 % celui de la veine maternelle, celui de l'artère ombilicale de 235 %.

La femme enceinte capte davantage de silicium

C'est le résultat le plus frappant, et il est récent. Une étude suédoise a comparé 89 hommes, 42 femmes non enceintes et 60 femmes enceintes. Sur 24 heures, les hommes jeunes éliminaient 7,8 mg de silicium, les femmes non enceintes 7,6 mg — et les femmes enceintes 12,4 mg. Comme cette élimination sert de marqueur indirect de l'absorption digestive, la lecture des auteurs est directe : la grossesse s'accompagne de modifications physiologiques temporaires, dont une absorption intestinale accrue du silicium. Ils qualifient ce résultat de nouveau et appellent à d'autres travaux. La même équipe a d'ailleurs poursuivi l'enquête après l'accouchement, mais en s'intéressant à l'os. Personne, à ce jour, n'a relié cette découverte à l'état de la peau et des cheveux.

Chez la femme, le silicium sanguin a un sommet — et il n'est pas où l'on croit

On lit souvent que le corps perd son silicium à partir de la trentaine. La plus grande série de référence disponible, établie sur 1 325 sujets sains, dit autre chose de la femme : la médiane monte de la tranche 18-29 ans à la tranche 30-44 ans, où elle atteint son maximum, puis baisse dans la tranche 45-59 ans. Le basculement n'est pas trentenaire. Il est péri-ménopausique — et les revues récentes soulignent que cette décroissance liée à l'âge est particulièrement marquée chez la femme. Celle de 30 à 44 ans — celle qui, statistiquement, porte ses enfants — se trouve au sommet de sa courbe.

Une piste française, oubliée depuis 1971

Reste à savoir pourquoi la grossesse changerait le rapport du corps au silicium. Deux physiologistes français ont posé exactement cette question, il y a plus de cinquante ans, et leur travail est aujourd'hui presque introuvable en dehors des bibliographies spécialisées — aucun de leurs articles n'a été numérisé.

En 1971, Y. Charnot et G. Pérès publient dans Lyon Médical (1971, 226(13), p. 85-89) une étude intitulée « Modification de l'absorption et du métabolisme tissulaire du silicium en relation avec l'âge, le sexe et diverses glandes endocrines », complétée la même année dans les Annales d'Endocrinologie (1971, 32, p. 397-402) par une « Contribution à l'étude de la régulation endocrinienne du métabolisme silicique », puis présentée en 1977 lors d'un symposium Nobel. Leur thèse : le silicium n'est pas un minéral inerte qui entre et sort du corps au hasard des repas. Sa captation et sa distribution dans les tissus sont sous commande hormonale.

Cette hypothèse, longtemps restée isolée, a reçu depuis plusieurs confirmations indépendantes. Chez l'animal, l'effet du silicium sur le renouvellement osseux n'apparaît que si les ovaires sont intacts : il est réduit ou aboli après leur retrait. Chez l'humain, dans la cohorte américaine de Framingham, un apport alimentaire plus élevé en silicium s'accompagne d'une meilleure densité osseuse chez la femme avant la ménopause — et pas du tout après. Constat qui a conduit les chercheurs à explorer spécifiquement l'interaction entre silicium et statut œstrogénique.

Le silicium ne serait donc pas seulement une question de quantité disponible, mais de capacité du corps à s'en servir. Et cette capacité, chez la femme, suit les hormones.

Notre lecture, présentée comme une hypothèse

Nous l'écrivons comme telle, parce que c'est ce qu'elle est : une hypothèse de lecture, pas une conclusion démontrée. Aucune étude, à ce jour, n'a mesuré ensemble le silicium et l'état de la peau ou du cheveu autour de la maternité. Le rapprochement est le nôtre.

La grossesse est le sommet œstrogénique d'une vie de femme. Si la captation du silicium est bien commandée par les hormones, alors la grossesse place le corps dans son meilleur régime d'exploitation de cet élément — au moment précis où l'organisme construit un tissu conjonctif entier, celui d'un autre être humain, et où il en cède une partie à travers un gradient mesuré. La peau et le cheveu, tissus riches en silicium, bénéficieraient au passage de ce régime exceptionnel.

Ce qui se produit après la naissance ne serait alors pas un seul événement, mais deux, simultanés. Le calendrier du cheveu se réinitialise brutalement, c'est l'effluvium télogène bien décrit. Et le régime hormonal qui rendait le silicium pleinement exploitable se retire en même temps. Deux mécanismes distincts qui tombent le même mois, ce qui expliquerait pourquoi cette période est vécue avec une telle intensité — et pourquoi elle concerne la peau autant que les cheveux, alors que le cycle capillaire, à lui seul, ne dit rien de la peau.

La ménopause, à sa manière, rejoue la même scène : les données de Framingham montrent que le bénéfice osseux associé au silicium disparaît après elle. La maternité en serait la répétition brève et réversible ; la ménopause, la version durable.

Pourquoi nous nous intéressons à ce dossier

Le silicium organique est notre sujet depuis l'origine. La molécule que nous utilisons, le monométhylsilanetriol (MMST), appartient à une lignée française : sa première synthèse revient à Norbert Duffaut, chimiste à l'université de Bordeaux, en 1957, et sa mise au point pharmaceutique à Philippe Voisin, pharmacien expert auprès du ministère de la Santé. Nous sommes les seuls à garantir 1 200 mg/L stable au sein d'une gamme complète holistique fondée sur la médecine traditionnelle chinoise, à travers l'ARK Quantique Process®. C'est cette même concentration que l'on retrouve dans le Silicium Organique Forté et dans le Silicium Organique Vitalis, ce dernier enrichi en ellagitanins de châtaignier.

Ce que nous retenons de ce dossier scientifique n'est pas une promesse. C'est une façon de regarder les grandes transitions de la vie d'une femme — la maternité, la ménopause — comme des périodes où le tissu conjonctif se réorganise, et où l'attention portée à ce tissu prend un sens particulier.

Questions fréquentes

Combien de temps dure la chute de cheveux après un accouchement ?

Elle débute le plus souvent entre deux et cinq mois après la naissance et se résout spontanément, en général en quelques mois. Sa durée varie beaucoup d'une femme à l'autre. Une chute qui se prolonge nettement au-delà, qui s'aggrave ou qui s'accompagne d'autres signes mérite l'avis d'un médecin.

Le silicium diminue-t-il vraiment avec l'âge ?

Les données de référence montrent chez la femme une médiane sérique maximale entre 30 et 44 ans, puis une décroissance à partir de la tranche 45-59 ans. L'idée d'une chute dès la trentaine, très répandue, ne correspond pas à ces mesures.

Quelle différence entre le Silicium Organique Forté et le Vitalis ?

Les deux reposent sur la même base de MMST à 1 200 mg/L stable. Le Vitalis est enrichi en ellagitanins issus de châtaigniers français, ce qui lui donne un goût tannique caractéristique et une composition distincte. Le guide complet du silicium organique détaille la composition et l'origine de chacun.

Note d'information
Cet article a une vocation exclusivement informative et pédagogique. Le silicium ne dispose à ce jour d'aucune allégation de santé autorisée au titre du règlement européen 1924/2006. Les éléments présentés ici décrivent des travaux de recherche publiés ; ils ne constituent ni une allégation de santé, ni une promesse de résultat, ni un avis médical.

Une chute de cheveux qui se prolonge, s'aggrave ou s'accompagne d'autres symptômes justifie l'avis d'un médecin. Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, parlez de toute complémentation à votre médecin ou à votre sage-femme avant de l'envisager.

Alain Ledroit, CEO Laboratoire Géomer, Maître Reiki Usui, créateur de l'ARK Quantique Process®.

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