Microplastiques, aluminium, métaux lourds : quel rôle pour le silicium ?

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Des chercheurs ont retrouvé du plastique dans le sang, les poumons, le placenta et jusque dans les plaques des artères. Une particule de plastique ne voyage jamais seule : métaux, polluants « éternels » et résidus chimiques s’accrochent à sa surface. Face à cette charge invisible, que peut-on faire au quotidien ? Et quel rôle le silicium peut-il jouer, en particulier face à l’aluminium ? Voici ce que dit la science, sans exagération.

Microplastiques : de quoi parle-t-on ?

Un microplastique mesure moins de 5 millimètres. Un nanoplastique mesure moins d’un micromètre : il est plus petit qu’une bactérie. Ces particules naissent de la fragmentation lente de tout ce que nous fabriquons en plastique : bouteilles, films alimentaires, textiles synthétiques, revêtements antiadhésifs, poussière de nos tapis et canapés.

En 2022, une équipe néerlandaise a détecté pour la première fois des microplastiques dans le sang humain, chez 17 volontaires sur 22. En 2024, une étude publiée dans le New England Journal of Medicine en a retrouvé dans plus de la moitié des plaques d’athérome analysées. Leur lien avec la santé reste à démontrer, mais leur présence est désormais un fait établi.

Un problème double : la particule et sa cargaison

La particule elle-même est un corps étranger pour l’organisme. Mais elle sert aussi de radeau : à sa surface viennent se fixer des métaux, des PFAS et des résidus de pesticides. Le plastique transporte enfin ses propres additifs (plastifiants, bisphénols, retardateurs de flamme) qui migrent, surtout sous l’effet de la chaleur, du gras et de l’acidité.

Autrement dit, parler de microplastiques, c’est aussi parler des métaux qu’ils transportent et de tous ceux qui nous arrivent par d’autres voies.

L’image du seau : penser en charge totale

Les toxicologues comparent souvent notre organisme à un seau. Plastiques, aluminium, plomb, cadmium, particules fines, alcool, tabac : chaque source y verse un peu. Nos systèmes d’élimination le vident en permanence, par l’intestin, les urines, la sueur. Le problème commence quand le seau déborde.

Cette image change la façon de poser la question. Il ne s’agit pas de trouver la molécule miracle qui « retirerait » le plastique, mais de réduire chaque apport et de soutenir l’équilibre global de l’organisme. Chaque source en moins libère de la capacité pour toutes les autres.

L’aluminium, le métal discret du quotidien

L’aluminium est le métal le plus abondant de la croûte terrestre. Il ne remplit aucune fonction connue dans l’organisme humain. On le retrouve dans certains additifs alimentaires, emballages, ustensiles, antitranspirants, poussières et eaux de distribution. Nous en absorbons donc un peu chaque jour, sans nous en rendre compte.

Ce que la recherche a montré sur le silicium et l’aluminium

Dans la nature, le silicium et l’aluminium entretiennent une relation particulière : l’acide silicique se lie à l’aluminium et limite sa disponibilité biologique. C’est l’un des mécanismes qui régulent la présence de l’aluminium dans les sols et les eaux.

Depuis le milieu des années 2000, l’équipe du Pr Christopher Exley, à l’université de Keele (Royaume-Uni), étudie ce mécanisme chez l’humain. Dans leurs travaux, des volontaires adultes ont bu chaque jour jusqu’à un litre d’une eau minérale riche en silicium pendant 12 semaines. Résultat : l’élimination de l’aluminium par les urines a augmenté, sans perte des minéraux essentiels comme le fer et le cuivre. Ces études portent sur de petits effectifs, et les chercheurs eux-mêmes appellent à des travaux plus larges. Mais c’est aujourd’hui la piste la mieux documentée sur le rôle du silicium face à un métal indésirable.

À retenir : les études sur l’aluminium ont été menées avec l’acide orthosilicique présent dans les eaux minérales riches en silicium. Les autres formes de silicium, dont le silicium organique MMST, n’ont pas encore fait l’objet d’études spécifiques sur l’aluminium. Or une étude comparative publiée en 2009 a montré que le MMST était nettement mieux absorbé que l’acide orthosilicique (environ 75 % de la dose contre 13 %). Il serait donc particulièrement intéressant que la recherche se penche enfin sur le MMST et sur sa relation avec l’aluminium. Au vu de sa bien meilleure assimilation. La question que tout le monde se pose: pourquoi rien n'avance à ce niveau ? 

Et les autres métaux lourds : plomb, cadmium, mercure ?

C’est ici qu’il faut être honnête. On lit souvent que le silicium « élimine les métaux lourds ». À ce jour, cette affirmation n’est pas démontrée chez l’humain pour le plomb, le cadmium ou le mercure. Une étude ancienne menée chez l’animal n’a pas montré d’effet de l’acide silicique sur la rétention du cadmium.

La question reste ouverte et intéresse les chercheurs. En 2022, un essai clinique randomisé en double aveugle mené en Espagne (étude SILIAL, centre Eurecat) a comparé trois compléments à base de silicium sur l’élimination urinaire de l’aluminium, mais aussi du mercure et du cadmium. Ses résultats sont à suivre de près.

Certains matériaux à base de silice, conçus en laboratoire et modifiés chimiquement, captent très efficacement les métaux lourds. Il s’agit toutefois de matériaux techniques expérimentaux, sans rapport avec le silicium que l’on boit.

Le silicium et l’équilibre antioxydant

Les particules de plastique, comme les métaux, sollicitent nos défenses contre le stress oxydatif. Chez l’animal, certaines formes de silice ont contribué à préserver l’activité des enzymes antioxydantes face à une agression chimique, selon une étude menée chez la souris en 2010. Ces données sont encore précliniques et doivent être confirmées chez l’humain.

Le rôle le mieux connu du silicium reste structurel. Il participe à la formation du tissu conjonctif, du collagène, de la peau, des cheveux et des ongles. Les premiers travaux sur le silicium organique remontent à Norbert Duffaut et Philippe Voisin, en 1957. Pour aller plus loin sur ses formes et ses usages, consultez notre guide complet du silicium organique MMST.

Toutes les formes de silicium ne se valent pas

Le silicium existe sous de nombreuses formes : silice minérale, silice végétale (prêle, bambou), acide orthosilicique, silicium organique MMST. Leur absorption varie énormément. Une étude comparative publiée en 2009 a mesuré l’absorption de plusieurs sources : le MMST arrivait en tête avec environ 64 % de la dose absorbée, contre 43 % pour l’acide orthosilicique et à peine quelques pourcents pour certaines silices.

Au Laboratoire Géomer, nous avons fait le choix du silicium organique MMST, et nous sommes les seuls à garantir 1 200 mg/L stable dans une gamme complète holistique, fondée sur la médecine traditionnelle chinoise. Découvrez par exemple notre Silicium Organique Vitalis, enrichi en extrait de châtaignier bio.

D’abord fermer le robinet : les gestes qui comptent vraiment

Avant de penser à aider l’organisme, le levier le plus puissant reste de réduire l’exposition. Ces gestes ne demandent ni régime ni volonté : on remplace un objet, et c’est fait pour des années.

  • Ne jamais réunir chaleur et plastique. Café et thé dans la céramique, le verre ou l’inox, aucun réchauffage au micro-ondes dans une boîte plastique, du thé en vrac plutôt qu’en sachet pyramidal.
  • Délaisser l’eau en bouteille plastique. Une eau bouillie cinq minutes puis filtrée perd une grande partie de ses particules, surtout si elle est calcaire.
  • Remplacer les poêles rayées. Inox, fonte ou céramique pure, avec des ustensiles en bois.
  • Aérer son logement. Fenêtres grandes ouvertes dix minutes matin et soir : l’air intérieur est l’une des premières sources de microplastiques.
  • Choisir des fibres naturelles pour ce qui touche la peau longtemps, et se changer rapidement après l’effort.
  • Lire la liste d’ingrédients de vos cosmétiques. Évitez le polyethylene et le polypropylene, encore présents dans certains produits.

Viennent ensuite les fondamentaux qui soutiennent nos voies naturelles d’élimination : un transit régulier grâce aux fibres, une bonne hydratation, le mouvement (qui fait circuler la lymphe), le sommeil, et une consommation d’alcool modérée.

En résumé : ce que l’on sait, ce que l’on suppose

Question État des connaissances
Réduire l’exposition aux microplastiques Mesuré pour plusieurs gestes (chaleur, eau)
Silicium et élimination de l’aluminium Études humaines, petits effectifs
Silicium et équilibre antioxydant Données animales
Silicium et plomb, cadmium, mercure Non démontré, essai clinique à suivre
Silicium et microplastiques Aucune étude à ce jour

Le silicium n’est pas une gomme à plastique, et nous ne vous le présenterons jamais ainsi. C’est un minéral précieux, au cœur de la structure de nos tissus, et la recherche sur sa relation avec l’aluminium est l’une des plus intéressantes de ces vingt dernières années. Réduire ce qui entre, soutenir l’équilibre de l’organisme : c’est toute la philosophie holistique de Géomer.

Questions fréquentes

Le silicium élimine-t-il les microplastiques ?

Non, aucune étude ne le montre. Le silicium n’interagit pas avec les particules de plastique. Le moyen le plus efficace de limiter sa charge reste de réduire son exposition au quotidien.

Le silicium aide-t-il à éliminer l’aluminium ?

Des études menées à l’université de Keele montrent qu’une eau riche en acide silicique favorise l’élimination urinaire de l’aluminium. Ces travaux portent sur de petits groupes et doivent être confirmés à plus grande échelle.

Quelle forme de silicium est la mieux absorbée ?

Dans une étude comparative de 2009, le silicium organique MMST présentait la meilleure absorption, autour de 64 % de la dose. Les silices minérales et végétales sont beaucoup moins assimilables. Retrouvez toutes les explications dans notre guide du silicium organique.

Comment réduire sa propre exposition aux microplastiques ?

Ne jamais chauffer d’aliment ou de boisson dans du plastique, préférer l’eau du robinet filtrée à l’eau en bouteille, remplacer les poêles rayées, aérer son logement et choisir des textiles et des cosmétiques sans polymères synthétiques.

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Sources

  • Leslie H. A. et al. (2022). Détection de particules de plastique dans le sang humain. Environment International.
  • Marfella R. et al. (2024). Microplastiques dans les plaques d’athérome et événements cardiovasculaires. New England Journal of Medicine.
  • Exley C. et al. (2006) et Davenward S. et al. (2013). Eaux riches en silicium et excrétion urinaire de l’aluminium. Université de Keele.
  • Sripanyakorn S. et al. (2009). Absorption comparée de différentes sources de silicium. British Journal of Nutrition.
  • Hsu Y.-W. et al. (2010). Effets d’un hydrure de silice sur l’équilibre antioxydant chez la souris. Notice AGRIS.
  • Fundació Eurecat (2022). Essai SILIAL : compléments de silicium et excrétion urinaire de l’aluminium et d’autres métaux. ClinicalTrials.gov NCT05116982.

Cet article a une vocation informative. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain.

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